Affichage des articles dont le libellé est trafic. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est trafic. Afficher tous les articles

dimanche 19 février 2017

L’histoire bouleversante de cette vétérinaire qui s’est « euthanasiée » elle-même pour passer un message fort



Le 4 février 2017, euthanasier des animaux est devenu un acte illégal à Taïwan. Si cette décision est une victoire pour tous les défenseurs des animaux, elle est hélas précédée d’une histoire tragique.

Près d’un an plus tôt, une jeune femme s’est en effet suicidée, ou comme elle l’a expliqué elle-même avant de commettre l’irréparable : « elle s’est euthanasiée elle-même ». Elle souhaitait ainsi montrer la dure réalité que de nombreux animaux devaient affronter dans les refuge.
Chien Chih-cheng est sortie diplômée de la meilleure université du pays et de nombreuses opportunités d’emplois s’offraient à elle. La jeune femme a cependant préféré dévouer sa vie aux animaux abandonnés dans les refuges.

Taïwan fait en effet face à une très importante population de chiens errants, non stérilisés, et qui se reproduisent à toute vitesse, entretenant ainsi le problème. Avant le passage de la loi du 4 février, nombre d’entre eux étaient euthanasiés dans les refuges taïwanais.

Chien était très impliquée dans les questions de bien-être animal, et tentait d’encourager l’adoption dans le refuge où elle travaillait, mais hélas, elle devait malgré tout avoir recours à l’euthanasie.

Peu avant sa mort, la jeune femme avait accordé un entretien à une émission d’informations locale. Elle était d’ailleurs revenue sur la première euthanasie à laquelle elle avait assisté, en concluant : « Je suis rentrée chez moi et j’ai pleuré toute la nuit ».

À l’époque, Chien et les autres pensaient que l’euthanasie était la meilleure option possible pour les chiens âgés ou difficiles à adopter, selon la BBC. Les animaux, qui n’avaient aucune chance de trouver une nouvelle famille, ne mouraient ainsi pas de maladie dans les refuges.

Kao Yu-jie, une collègue de Chien, a cependant expliqué à la chaîne anglaise que les employés des refuges faisaient face à des remarques très dures au quotidien :

Ils la désignaient comme un boucher… On nous crie souvent dessus. Les gens disent qu’on va aller en enfer. Ils nous disent qu’on aime tuer, qu’on est cruels, mais les gens continuent d’abandonner leur chien. On vous donne plein de raisons : leur chien est trop méchant, ou pas assez, il aboie trop ou pas assez.

Lorsque la jeune femme s’est suicidée le 4 mai 2016, elle a fait usage de la même substance utilisée dans les refuges pour pratiquer l’euthanasie.

Peu de temps avant, elle avait laissé une note où elle expliquait :

J’espère que mon départ vous fera comprendre à tous que les animaux abandonnés sont aussi des êtres vivants. J’espère que le gouvernement comprendra l’importance de contrôler la source [du problème]… S’il vous plaît, attachez de la valeur à chaque vie.

Sa mort a choqué le pays tout entier. Il n’existe que 140 refuges à Taïwan, et seuls 30 % des animaux sont stérilisés. La combinaison de ces deux données met donc énormément de pression sur les volontaires des refuges, dont les ressources sont souvent bien maigres.

La fin de l’euthanasie à Taïwan s’accompagne également d’une augmentation des fonds alloués aux divers refuges. De plus, un psychologue sera mis à disposition des bénévoles pour les aider à surmonter les difficultés induites par leur tâche.

Si cette décision reste une victoire pour les défenseurs des animaux, elle ne constitue également qu’une solution temporaire au vrai problème : l’élevage illégal, qui fait des ravages à Taïwan.

jeudi 27 octobre 2016

Entre 1970 et 2012, la Terre a perdu plus de la moitié de ses animaux vertébrés (et ça continue)




GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO
Ces éléphants existeront-ils encore dans quelques années?
ENVIRONNEMENT - Selon le nouveau rapport "Planète Vivante 2016" produit par WWFet dévoilé ce jeudi 27 octobre, les espèces pourraient avoir perdu 67% de leurs effectifs d'ici à 2020, par rapport à 1970.

Ce sera le cas si l'humanité continue à surexploiter la Terre. Car entre 1970 et 2012, l'effectif des populations de vertébrés a déjà reculé de 58%. Dans son précédent rapport, WWF rapportait que ce déclin était de 52% entre 1970 et 2010.

2% d'animaux en moins par an

"En d'autres termes, l'abondance des populations de mammifères, d'oiseaux, de reptiles, d'amphibiens et de poissons a, en moyenne, chuté de plus de moitié en l'espace de 40 ans", écrit l'ONG. Avec une moyenne de 2% d'animaux en moins par an, en 2020, il y aura donc 67% de vie en moins sur Terre.

Tous les deux ans, le WWF décrypte l'indice planète vivante (IVP), qui mesure l'évolution de 14.152 populations appartenant à 3706 espèces vertébrées (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens, reptiles). Cette IVP sert de baromètre pour connaître l'état de la planète.

Les animaux d'eau douce sont les plus touchés

Ce sont surtout les animaux vivant en eau douce qui subissent le plus l'impact de l'activité humaine. Entre 1970 et 2012, l'effectif moyen de ceux-ci a baissé de 81%. Pour les autres animaux marins (des océans et des mers donc), le déclin est de 36%. Quant à celui des animaux terrestres, il est de 38%.

Les principales menaces concernant les espèces terrestres et d'eau douce sont la perte et la dégradation des habitats ainsi que la surexploitation, selon WWF. Pour les espèces marines, il s'agit aussi de la dégradation des habitats et de la surexploitation, mais également du réchauffement climatique.

Besoin d'1,6 planète Terre
WWF explique que certaines limites ne devraient pas être dépassées si nous voulons maintenir la vie sur Terre. Celles-ci sont au nombre de 9:
  1. L'intégrité de la biosphère (ou la destruction des écosystèmes et de la biodiversité)
  2. Le changement climatique
  3. L'acidification des océans
  4. Le changement des écosystèmes terrestres
  5. L'utilisation insoutenable de l'eau douce
  6. La perturbation des flux biogéochimiques (azote et phosphore dans la biosphère)
  7. L'altération des aérosols atmosphériques
  8. La pollution par des substances nouvelles
  9. L'appauvrissement de l'ozone stratosphérique
Problème: selon le rapport de WWF, nous en avons déjà dépassé quatre d'entre elles: changement climatique, intégrité de la biosphère, modification des écosystèmes terrestres ainsi qu'aux flux biogéochimiques. Actuellement, pour subvenir à nos besoins, nous aurions besoin d'1,6 planète Terre.
Sixième extinction de masse
WWF rappelle que nous avons probablement déjà entamé la sixième extinction de masse. Il s'agit d'une disparition massive des animaux, qui d'habitude a mis des milliers voire des millions d'années à se produire, sauf que cette fois-ci elle se réalise à l'échelle d'une vie humaine. L'ONG ajoute que nous entrons peut-être dans une nouvelle ère, celle de l'Anthropocène, caractérisée par la capacité des êtres humains à profondément transformer la Terre.
Si WWF est lucide, elle n'est pas pour autant totalement pessimiste. Rappelons que cette année, un accord mondial pour combattre le changement climatique a été signé par 195 pays lors de la COP21 de Paris. Si de plus en plus, les Etats prennent conscience de la fragilisation croissante de la planète, il faudra toutefois, selon l'ONG, "rompre avec la prise de décision court-termiste pour adopter une vision inter-générationnelle complète privilégiant le long terme".

En d'autres termes, agir maintenant, et pour longtemps, si nous ne voulons pas qu'en 2020, la planète soit peuplée de 67% de moins d'animaux.

Entre 1970 et 2012, la Terre a perdu plus de la moitié de ses animaux vertébrés (et ça continue)




GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO
Ces éléphants existeront-ils encore dans quelques années?
ENVIRONNEMENT - Selon le nouveau rapport "Planète Vivante 2016" produit par WWFet dévoilé ce jeudi 27 octobre, les espèces pourraient avoir perdu 67% de leurs effectifs d'ici à 2020, par rapport à 1970.

Ce sera le cas si l'humanité continue à surexploiter la Terre. Car entre 1970 et 2012, l'effectif des populations de vertébrés a déjà reculé de 58%. Dans son précédent rapport, WWF rapportait que ce déclin était de 52% entre 1970 et 2010.

2% d'animaux en moins par an

"En d'autres termes, l'abondance des populations de mammifères, d'oiseaux, de reptiles, d'amphibiens et de poissons a, en moyenne, chuté de plus de moitié en l'espace de 40 ans", écrit l'ONG. Avec une moyenne de 2% d'animaux en moins par an, en 2020, il y aura donc 67% de vie en moins sur Terre.

Tous les deux ans, le WWF décrypte l'indice planète vivante (IVP), qui mesure l'évolution de 14.152 populations appartenant à 3706 espèces vertébrées (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens, reptiles). Cette IVP sert de baromètre pour connaître l'état de la planète.

Les animaux d'eau douce sont les plus touchés

Ce sont surtout les animaux vivant en eau douce qui subissent le plus l'impact de l'activité humaine. Entre 1970 et 2012, l'effectif moyen de ceux-ci a baissé de 81%. Pour les autres animaux marins (des océans et des mers donc), le déclin est de 36%. Quant à celui des animaux terrestres, il est de 38%.

Les principales menaces concernant les espèces terrestres et d'eau douce sont la perte et la dégradation des habitats ainsi que la surexploitation, selon WWF. Pour les espèces marines, il s'agit aussi de la dégradation des habitats et de la surexploitation, mais également du réchauffement climatique.

Besoin d'1,6 planète Terre
WWF explique que certaines limites ne devraient pas être dépassées si nous voulons maintenir la vie sur Terre. Celles-ci sont au nombre de 9:
  1. L'intégrité de la biosphère (ou la destruction des écosystèmes et de la biodiversité)
  2. Le changement climatique
  3. L'acidification des océans
  4. Le changement des écosystèmes terrestres
  5. L'utilisation insoutenable de l'eau douce
  6. La perturbation des flux biogéochimiques (azote et phosphore dans la biosphère)
  7. L'altération des aérosols atmosphériques
  8. La pollution par des substances nouvelles
  9. L'appauvrissement de l'ozone stratosphérique
Problème: selon le rapport de WWF, nous en avons déjà dépassé quatre d'entre elles: changement climatique, intégrité de la biosphère, modification des écosystèmes terrestres ainsi qu'aux flux biogéochimiques. Actuellement, pour subvenir à nos besoins, nous aurions besoin d'1,6 planète Terre.
Sixième extinction de masse
WWF rappelle que nous avons probablement déjà entamé la sixième extinction de masse. Il s'agit d'une disparition massive des animaux, qui d'habitude a mis des milliers voire des millions d'années à se produire, sauf que cette fois-ci elle se réalise à l'échelle d'une vie humaine. L'ONG ajoute que nous entrons peut-être dans une nouvelle ère, celle de l'Anthropocène, caractérisée par la capacité des êtres humains à profondément transformer la Terre.
Si WWF est lucide, elle n'est pas pour autant totalement pessimiste. Rappelons que cette année, un accord mondial pour combattre le changement climatique a été signé par 195 pays lors de la COP21 de Paris. Si de plus en plus, les Etats prennent conscience de la fragilisation croissante de la planète, il faudra toutefois, selon l'ONG, "rompre avec la prise de décision court-termiste pour adopter une vision inter-générationnelle complète privilégiant le long terme".

En d'autres termes, agir maintenant, et pour longtemps, si nous ne voulons pas qu'en 2020, la planète soit peuplée de 67% de moins d'animaux.

Entre 1970 et 2012, la Terre a perdu plus de la moitié de ses animaux vertébrés (et ça continue)




GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO
Ces éléphants existeront-ils encore dans quelques années?
ENVIRONNEMENT - Selon le nouveau rapport "Planète Vivante 2016" produit par WWFet dévoilé ce jeudi 27 octobre, les espèces pourraient avoir perdu 67% de leurs effectifs d'ici à 2020, par rapport à 1970.

Ce sera le cas si l'humanité continue à surexploiter la Terre. Car entre 1970 et 2012, l'effectif des populations de vertébrés a déjà reculé de 58%. Dans son précédent rapport, WWF rapportait que ce déclin était de 52% entre 1970 et 2010.

2% d'animaux en moins par an

"En d'autres termes, l'abondance des populations de mammifères, d'oiseaux, de reptiles, d'amphibiens et de poissons a, en moyenne, chuté de plus de moitié en l'espace de 40 ans", écrit l'ONG. Avec une moyenne de 2% d'animaux en moins par an, en 2020, il y aura donc 67% de vie en moins sur Terre.

Tous les deux ans, le WWF décrypte l'indice planète vivante (IVP), qui mesure l'évolution de 14.152 populations appartenant à 3706 espèces vertébrées (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens, reptiles). Cette IVP sert de baromètre pour connaître l'état de la planète.

Les animaux d'eau douce sont les plus touchés

Ce sont surtout les animaux vivant en eau douce qui subissent le plus l'impact de l'activité humaine. Entre 1970 et 2012, l'effectif moyen de ceux-ci a baissé de 81%. Pour les autres animaux marins (des océans et des mers donc), le déclin est de 36%. Quant à celui des animaux terrestres, il est de 38%.

Les principales menaces concernant les espèces terrestres et d'eau douce sont la perte et la dégradation des habitats ainsi que la surexploitation, selon WWF. Pour les espèces marines, il s'agit aussi de la dégradation des habitats et de la surexploitation, mais également du réchauffement climatique.

Besoin d'1,6 planète Terre
WWF explique que certaines limites ne devraient pas être dépassées si nous voulons maintenir la vie sur Terre. Celles-ci sont au nombre de 9:
  1. L'intégrité de la biosphère (ou la destruction des écosystèmes et de la biodiversité)
  2. Le changement climatique
  3. L'acidification des océans
  4. Le changement des écosystèmes terrestres
  5. L'utilisation insoutenable de l'eau douce
  6. La perturbation des flux biogéochimiques (azote et phosphore dans la biosphère)
  7. L'altération des aérosols atmosphériques
  8. La pollution par des substances nouvelles
  9. L'appauvrissement de l'ozone stratosphérique
Problème: selon le rapport de WWF, nous en avons déjà dépassé quatre d'entre elles: changement climatique, intégrité de la biosphère, modification des écosystèmes terrestres ainsi qu'aux flux biogéochimiques. Actuellement, pour subvenir à nos besoins, nous aurions besoin d'1,6 planète Terre.
Sixième extinction de masse
WWF rappelle que nous avons probablement déjà entamé la sixième extinction de masse. Il s'agit d'une disparition massive des animaux, qui d'habitude a mis des milliers voire des millions d'années à se produire, sauf que cette fois-ci elle se réalise à l'échelle d'une vie humaine. L'ONG ajoute que nous entrons peut-être dans une nouvelle ère, celle de l'Anthropocène, caractérisée par la capacité des êtres humains à profondément transformer la Terre.
Si WWF est lucide, elle n'est pas pour autant totalement pessimiste. Rappelons que cette année, un accord mondial pour combattre le changement climatique a été signé par 195 pays lors de la COP21 de Paris. Si de plus en plus, les Etats prennent conscience de la fragilisation croissante de la planète, il faudra toutefois, selon l'ONG, "rompre avec la prise de décision court-termiste pour adopter une vision inter-générationnelle complète privilégiant le long terme".

En d'autres termes, agir maintenant, et pour longtemps, si nous ne voulons pas qu'en 2020, la planète soit peuplée de 67% de moins d'animaux.

lundi 26 janvier 2015

Une soixantaine d’éléphanteaux capturés au Zimbabwe, la Fondation s’indigne



C’est l’organisme Code Animal qui révèle une info diffusée dans les médias étrangers et confirmée officiellement par les autorités du Zimbabwe (23/1/15). Une soixantaine d’éléphanteaux ont été capturés dans ce pays d’Afrique australe afin d’être exportés vers la Chine, l’Etat des Emirats Arabes Unis et la France. « Une quinzaine d’éléphanteaux sont destinés aux cirques et aux zoos français, qui se seraient d'ores et déjà portés acheteurs » explique Franck Schrafstetter, président de Code Animal. Les bébés, âgés de 2 à 5 ans, ont été capturés dans la nature. « C’est un âge où ils sont très dépendants de leurs parents et cette séparation aura des conséquences désastreuses pour leur équilibre » poursuit-il.

60 000 DOLLARS, LE PRIX D’UN ÉLÉPHANTEAU


Officiellement, le Zimbabwe s’abrite derrière la régulation du nombre d’éléphants, qui seraient trop nombreux à l’état sauvage dans ce pays. Le Daily Mail rapporte en effet les propos de Jerry Gotora, président de du Zimbabwe's parks and wildlife management authority (organisme qui gère les réserves et leur faune sauvage, NDLR) : « La population d’éléphants n’est pas durable, explique-t-il. Il y a aujourd’hui 80 000 éléphants, mais seulement une capacité pour la moitié d’entre eux ». D’où la nécessité, selon lui, de se séparer d’un certain nombre d’individus. « Ce n’est pas pour les sauver d’un massacre qu’on a prélevé ces bébés dans la nature mais bien pour les vendre à des structures où ils seront enfermés jusqu’à la fin de leur vie » répond Franck Schrafstetter. Autre facteur qui explique la vente de ces pachydermes : à l’instar de la Namibie, du Botswana et de l’Afrique du Sud, le Zimbabwe a été autorisé par la Cites* à classer l’éléphant en Annexe II, ce qui signifie que son commerce international peut être autorisé.

Officieusement, le pays est accusé de faire de l’argent sur le dos des éléphants. « Chaque individu peut coûter jusqu’à 60 000 dollars » rappelle Franck Schrafstetter. Le Zimbabwe - par la voix de Walter Mzembi, le ministre du Tourisme - a expliqué que l’argent serait réinvesti dans les réserves nationales… censées protéger les animaux et où ces mêmes autorités capturent des bébés éléphants pour les vendre aux pays riches. « De nombreux pays européens comme l’Allemagne refusent aujourd’hui de puiser dans les populations d’éléphants sauvages, et la France fait malheureusement figure d’exception » regrette le président de Code Animal.

PÉTITION EN LIGNE


Au niveau international, plusieurs pays ont en effet récemment interdit les animaux sauvages dans les cirques. « Cette vente, autorisée par le gouvernement français, semble cautionner cette pratique, alors même que la captivité est source de souffrance pour ces animaux » dénonce l’association, qui évoque « un bond de trente ans en arrière ». Car selon l’organisme de protection animale, la capture du dernier éléphant d’Afrique sauvage remonterait à 1988. Pour Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis, « prélever un animal sauvage dans la nature pour le rendre captif va totalement à l’encontre de la sensibilité croissante des Français à l’égard des animaux ».


Code Animal a d’ores et déjà écrit à Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie afin de lui demander de renoncer à toute autorisation de vente d'animaux prélevés à l'état sauvage. Des questions écrites ont également été posées en séance à l’Assemblée nationale. Des initiatives soutenues pleinement par la Fondation 30 Millions d’Amis, qui milite pour une interdiction des animaux sauvages dans les cirques.

*Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction
Source : 30MA

lundi 28 juillet 2014

Vivisection : témoignage d'un technicien de laboratoire



Voici un témoignage de Samir Mejri qui a travaillé pendant deux ans comme animalier dans un grand laboratoire pharmaceutique. Par acquis de conscience, il a démissionné et porté à travers un livre, le témoignage de la vie au quotidien d'un laboratoire parmi tant d'autres laboratoires.
En voici un extrait :

On vous trompe 
"Non, l'expérimentation animale ne garantit pas votre sécurité, elle garantit seulement le profit des marchands d'animaux et des laboratoires cotés en bourse."

          J'ai devant moi la preuve flagrante que la tentative d'anesthésie selon les règles n'est pas possible. En pratique, on sautera cette étape...c'est du temps perdu pour rien...
" Elle écarte avec une pince la chair déjà entaillée permettant à la lame de s'enfoncer plus profondément, jusqu'à la dénudation des artères carotides. L'animal (non anesthésié) souffre de plus en plus le martyr. Malgré l'expression de ses tout petits yeux larmoyants, des mouvements violents de ses petites pattes et des tentations de morsures désespérées sur la main de la technicienne, celle-ci continue... Une centaine d'autres subissent le même calvaire."
          En passant devant la porte ouverte, j'entends les gémissements d'un chien. Mais des gémissements faibles et très lents, une plainte langoureuse dont l'intensité sonore est basse, mais dont l'intensité émotionnelle est telle qu'elle s'infiltre en moi et me bouleverse. Il y a dans cette complainte ce quelque chose d'universel, qui, malgré la barrière de la langue ou de l'espèce, vous fait ressentir avec acuité la souffrance d'autrui...Le chien est là, sur une grosse table en aluminium, allongé sur le dos. Les pattes attachées en croix, essaient dans des mouvements de torsions, arrachant la peau et les chairs, de se libérer de ces lanières...Des tas de tuyaux sortent de son ventre ouvert, je vois les intestins à nu, monter et descendre au rythme des gémissements respiratoires, ...sa gueule est maintenue grande ouverte par un grossier appareillage en fer.
        Des images me martèlent le cerveau. Farid l'expérimenteur qui fracasse la tête des lapins contre le mur, les petits cris des rats à qui on enfonce la pipette de prélèvement dans l'oeil, les cris des gerbilles à qui on dégage les carotides, ces chiens qui refusent désespérément de rentrer dans la salle de cardio-vasculaire. Le scalpel doit faire son oeuvre car j'entends un gémissement en fermant la porte. Je me souviens d'une phrase qu'un directeur m'avait glissée, l'air important et grave: "Avant de faire ses preuves, un produit se doit d'être évalué seul, sans autre perturbation chimique, donc sans anesthésie". Mais il faudra peut-être dix, vingt, trente protocoles pour une seule substance, consommant chacun une dizaine voire une vintaine de chiens et des centaines de petits rongeurs avant d'obtenir un résultat satisfaisant. Il vous suffit d'imaginer le nombre de domaines dans lesquels on cherche pour vous rendre compte de la consommation d'animaux ? Cela coûte des fortunes pour chaque protocole mais...le jeu en vaut la chandelle - Combien croyez-vous que rapporte la vente d'un nouveau médicament?
Puis il y a la livraison des lapins, des souris, des singes, des chiens, des chats, des cobayes, tous ces animaux étant la source d'un commerce lucratif avec démarches commerciales et luttes entre les élevages pour se maintenir sur le gourmand marché de la vivisection. D'ailleurs, il ne s'agit pas de la vente d'animaux, mais bien d'un commerce de matériel de laboratoire - selon les termes consacrés.

L'argent des consommateurs
           "C'est l'argent des consommateurs, de vos impôts et très souvent vos dons à la recherche médicale qui permettent ces sévices qui, en dehors de ce contexte pseudo-scientifique, véritable état d'exception, condamneraient leurs auteurs à des peines relevant du Code Pénal.
          Des méthodes de remplacement n'utilisant pas les animaux (méthodes substitutives) existent pourtant, mais pour ne pas les rendre obligatoires, les Gouvernements refusent de les valider. Ces méthodes ont pourtant fait leurs preuves dans de nombreux secteurs de la recherche et des laboratoires de pointe dans le monde entier les reconnaissent comme plus fiables, plus pratiques et moins coûteuses. De plus, elles fournissent une sécurité dont on peut mesurer le degré sur les effets à long terme, ce que ne permet pas l'expérimentation sur l'animal, comme le prouvent les nombreux médicaments retirés discrètement du marché après avoir entraîné des accidents graves, voire mortels (Thalidomide, Distilbène, Rangasil, Dupéran, Diflurex, Tigason, Glifanan et bien d'autres...).
         De même les firmes multi-nationales chimico-pharmaceutiques, cotées en bourse, auxquelles chaque année sur le marché une multitude de produits, engrais, pesticides, produits d'entretien, testés eux aussi sur les animaux et responsables de pollutions dangereuses pour la Santé et l'Environnement et qui n'obtiendraient plus les autorisations de mises sur le marché s'ils étaient testés par des méthodes "in vitro" basées sur des paramètres humains.

         Aujourd'hui, ce que l'on appelle le "génie" génétique a aussi son effet pervers en permettant la création d'animaux transgéniques, porteurs de gènes modifiés, de gènes d'une autre espèce ou même de gènes humains. Ces animaux fabriqués en laboratoires ou chez des éleveurs sont destinés à l'élevage - poulets porteurs de gènes bovins, porcs avec des gènes humains, etc... ou à la recherche scientifique, souris cancéreuses déjà brevetées, un encouragement à la création de chats, de chiens, de singes cancéreux ou porteurs d'autres maladies.
       L'élevage des porcs porteurs de gênes humains en vue de transplantations d'organes est en plein essor ! On refuse de voir le danger que représente pour la santé humaine et l'environnement de telles pratiques et la création de nouveaux virus issus de ces mélanges de gènes d'espèces différentes qui peuvent se révéler aussi dangereux que celui du Sida.

        Mais ce n'est pas la sécurité que l'expérimentation animale garantit mais la facilité et l'argent..., car la souffrance animale crée aussi des emplois : pseudo-chercheurs, techniciens de laboratoires, animaliers, fabricants de cages, d'appareils de contention, d'aliments, trafiquants, éleveurs, importateurs, voleurs de chiens, etc... Pourtant, les méthodes "in vitro" créent aussi des emplois, mais pas les mêmes!"
        L'un de ces tortionnaires ou de ces mercenaires qui vit grassement de l'argent sale du sang des bêtes est peut-être votre voisin. Il mérite votre plus profond mépris car il est l'un des maillons d'un système, qui sans sa participation serait condamné à mourir.

        Evidemment, on peut exprimer son désarroi de manière toute simple, comme ce jeune garçon anglais qui écrivit aux scientifiques qui voulaient construire le "Centre de Défense Chimique et Biologique de Porton Down : " Bonjour. Bien qu'ayant 14 ans, je ne comprends pas pourquoi vous êtes si cruels envers ces sympathiques animaux que sont les singes. Ils étaient bien dans leur forêt, ils ne vous ont rien fait ! Laissez-les donc tranquilles, je vous en prie ! Si au moins, c'était pour les étudier et les relâcher après... mais là, c'est pour les faire souffrir sur des tables d'opération. Loin de leur famille, loin de leur maison... Vous aimeriez qu'on vous fasse ça à vous ? Ne construisez pas ce centre qui ne sera qu'un abattoir ! ".  C'est si simple et plein de bon sens! Pourtant, cela ne les a pas empêchés de créer leur centre et de faire leur sale boulot sur des marmousets (sorte de ouistitis) pour tester des gaz de combat neuro-toxiques. Face aux attaques des Défenseurs britaniques des Animaux, les labos répondent que leurs travaux sont vitaux, pour fournir la meilleure protection aux forces armées, contre la guerre chimique et biologique.
        Il est clair qu'on pourrait écrire des pages entières pour dénoncer le scandale de la vivisection, mais il est surtout difficile de comprendre l'acharnement des vivisecteurs à persister dans ce type de recherches qui, de toute façon, n'apportent pas de solutions. De plus en plus, des sommités scientifiques mondiales, d'associations antivivisectionnistes et même d'industriels réclament la généralisation des méthodes in vitro, en espérant que l'opinion et les usagers de la santé et de l'environnement évolueront dans ce sens.

A chaque instant...un cri hallucinant

La lecture de ce document vous a demandé 3 minutes, Pendant cette période, 3 600 animaux sont morts torturés dans des laboratoires du Monde ( 20 à 30 par seconde, de nuit comme de jour ).

mercredi 23 juillet 2014

Mon blog n'a jamais porté aussi bien son nom : Torturé pendant 50 ans, un éléphant pleure à sa libération






Une vie de chien, littéralement. Raju a passé un demi-siècle enchaîné, entravé par des chaînes pointues qui le faisaient saigner, régulièrement battu. Après 50 ans de sévices, il a versé des larmes de soulagement lorsqu’il a été sauvé par "Wildlife SOS" une association de bienfaisance pour la faune et la flore basée à Londres. L’association avait été alertée par les autorités en charge des forêts d’un état du Nord de l’Inde, l’Uttar Pradesh. Une histoire relatée par le quotidien britannique The Daily Mail.
Chaque jour, le majestueux animal devait offrir son dos aux passants en échange de quelques pièces et devait se contenter de plastique et de papier pour toute sustentions. La semaine dernière, une équipe de dix personnes composée de vétérinaires et experts a été rejointe par 20 officiers du département de sylviculture et 6 policiers indiens pour récupérer l’animal. L’opération s’est déroulée de nuit, en toute discrétion afin d’éviter les curieux et de protéger l’animal de la forte chaleur en journée. Pooja Binepal, la porte-parole de l’association, a décrit ce sauvetage comme "incroyablement émotionnel" pour l'équipe et a parlé "d’actes de cruauté intolérables, enchaîné 24 h/24", et a évoqué "l’existence pitoyable" de l’animal.
"Une existence pitoyable"
Même de nuit, le propriétaire de Raju a essayé d'empêcher son sauvetage. “Il a commencé à crier des ordres à Raju pour le terrifier et essayer de le provoquer” raconte le fondateur de l’association Kartick Satyanarayan. Ce qui peut être particulièrement dangereux, l’éléphant paniqué pouvant alors mordre ou charger. "Mais nous avons refusé de céder et vu les larmes sur le visage de Raju. Nous aussi avons pleuré. Certaines étaient sans doute liées à la douleur infligée par les chaînes, mais il a aussi semblé comprendre que sa situation allait changer. C’était comme si, il ressentait de l’espoir pour la première fois depuis des années".
"Nous savions dans nos cœurs qu'il se rendait compte qu'il était libéré". "Les éléphants sont non seulement majestueux, mais aussi très intelligents. Il a été prouvé qu’ils pouvaient ressentir des sentiments de chagrin, alors imaginez ce que ce demi-siècle de torture a signifié pour lui. Il n’avait jamais su ce que ça faisait de marcher sans des chaînes. C’est vraiment pitoyable", complète la porte-parole.
Soins, bonté et liberté
"Mais aujourd’hui, il sait enfin ce qu’est la liberté et il apprendra aussi ce à quoi ressemble la bonté et la vie sans souffrance". Ce sauvetage a tout de même pris un an à l’association depuis qu’elle a été alertée sur sa situation par les autorités indiennes en juillet 2013. Un processus de confiscation a été présenté au tribunal mais le propriétaire de Raju n’ayant aucuns documents légaux en sa possession, la procédure n’a pu aboutir. L’animal avait sans doute été braconné, bébé. La porte-parole ajoute: " les braconniers abattent la mère, ou ils mènent le troupeau vers des pièges spécialement conçus pour y faire chuter les bébés. Après le vol, la mère pleure son petit pendant des jours. C'est un commerce dégoûtant". Raju aurait ensuite été vendu successivement à différents propriétaires, 27 selon l’association, qui généralement les battent pour soumettre l’animal.
Une fois sauvé, il a été sédaté, chargé dans un camion à toit ouvert et escorté dans un centre de soin pour éléphants de Mathura. "Ce sera un long processus de réadaptation, mais nous lui enseignerons que les humains ne sont pas synonymes de douleur et de brutalité. Ca va prendre du temps" relate M. Satyanarayan. "Quand il sera prêt, il rejoindra deux autres éléphants appelés Rajesh et Bhola, qui ont également souffert d’une cruauté inimaginable. Il va apprendre à vivre de nouveau en suivant leur exemple, puis il rejoindra le reste des éléphants et notamment cinq femelles plutôt coquettes". Une levée de fond en faveur de Raju a été lancée par l’association (Wildlife SOS) sur son site.





mardi 21 janvier 2014

L'incroyable geste de remerciement du chimpanzé WOUNDA remis en liberté





Fin 2013, une équipe de l'Institut Jane Goodall a réintroduit une femelle chimpanzé sur l'île de Tchindzoulou après que cette dernière ait frôlé la mort. Avant de s'échapper dans la forêt, l'animal a montré un incroyable geste de remerciement à ses sauveteurs.

Un comportement aussi incroyable que profondément touchant. C'est ce à quoi a assisté la célèbre primatologue Jane Goodall. Depuis plus de 50 ans, la Britannique étudie les chimpanzés et parcourt le monde pour sensibiliser sur les menaces qui pèsent sur ses primates. En 1977, elle a ainsi créé le Jane Goodall Institute installé depuis, dans plusieurs pays et devenu, leader en matière de protection des chimpanzés et de leur habitat. Parmi les multiples actions menées, l'Institut a créé plusieurs centres de réhabilitation et notamment celui de Tchimpounga en République démocratique du Congo. Objectif : recueillir et prendre soin des petits chimpanzés dont les parents sont morts ou ont été capturés. C'est ce qui est arrivé à une jeune femelle prénommée Wounda. Alors qu'elle n'était qu'un bébé, sa mère a été tuée par des braconniers. Elle a alors été recueillie par le Jane Goodall Institute (JGI) qui l'a amenée au Centre de réhabilitation pour Chimpanzés de Tchimpounga (CRCT). Un parcours difficile Là-bas, les équipes ont nourri et pris soin de la petite femelle. Mais elle était encore loin d'être tirée d'affaire. Au cours des mois et années suivants, elle a attrapé plusieurs maladies qui l'ont beaucoup amaigri et ont failli lui couter la vie. Heureusement, elle s'en est finalement sortie pour devenir une femelle en pleine forme. Tout en prenant soin d'elle, les équipes du CRCT et de l'Institut l'ont préparée à être un jour réintroduite dans son milieu naturel. En 2013, les équipes ont alors décidé que le moment était venu et ont lancé les préparatifs. Sous l'oeil attentif et protecteur du Dr Jane Goodall et de la directrice du JGI Congo, Rebeca Atencio, Wounda a été mise dans une cage et transportée jusqu'à son futur paradis, l'île de Tchindzoulou. Un évènement qui a pu être entièrement filmé. Sur la vidéo, on voit ainsi l'animal être conduit en voiture, puis en bateau jusqu'à une forêt luxuriante. Et puis la cage est ouverte. Wounda sort rapidement, visiblement pressée de voir ce qu'il se passe dehors. Elle se retourne, remonte sur sa cage, se laisse grattouiller par ses sauveteurs, observe les alentours. En quelques secondes, la femelle chimpanzé tourne sa tête, voit le Dr Jane Goodall et l'attire vers elle pour l'enlacer. S'en suit un long câlin visiblement sincère et chargé d'émotions. Une fois séparé, Wounda descend alors de sa cage pour partir explorer son nouvel habitat.  "Les chimpanzés sont connus pour avoir une très bonne mémoire. Ils se rappellent en particulier de ceux qui leurs sont venus en aide par le passé. Mais ce comportement n’avait jamais été observé auparavant", explique l'Institut dans un communiqué. La vidéo "montre le profond regard de cette femelle chimpanzé, lorsqu’elle découvre lors de sa remise en liberté, une forêt luxuriante autour d’elle". D'autres chimpanzés à réintroduire A peine libérée, Wounda semble très bien s'y sentir. On la voit arpenter la dense végétation, se nourrir sur une branche devant le Dr Jane Goodall et Rebeca Atencio, visiblement émues. Wounda est le 15e chimpanzé à être réintroduit en milieu naturel sur l'île de Tchindzoulou après avoir séjourné au sanctuaire de Tchimpounga, le plus grand d'Afrique. Mais l'Institut entend bien que ce ne soit pas le dernier, loin de là, pour 2014, il projette même d'en réintroduire 60 au total. Le sanctuaire accueille aujourd'hui pas moins de 170 chimpanzés grâce aux 60 travailleurs et aux bénévoles qui prennent soin quotidiennement des animaux. "Ce travail est rendu possible grâce au soutien des marraines et parrains qui participent au programme de parrainage de chimpanzés de l’Institut Jane Goodall France". Réintroduire 60 de ces animaux serait donc une grande réussite pour le centre et l'Institut, et en particulier en 2014. "Cette année coïncide avec le 80eme anniversaire de la fondatrice Jane Goodall, ces remises en liberté seraient, pour elle, le plus beau des cadeaux !", précise l'Institut.

Le site :
http://www.janegoodall.fr/
Le sanctuaire Tchimpounga :
http://www.janegoodall.fr/htfr/tchimpounga.htm#sanctuaire